Le sommeil est indispensable à notre santé physique, mentale et émotionnelle.

Le Neurofeedback peut être une solution efficace contre les problèmes de sommeil. Au bout de quelques sessions on note un endormissement plus facile, moins voir plus de réveil la nuit, plus de rêves et la sensation d'être reposé au réveil.



Article tiré du site de la FRC (Fédération pour la recherche sur le cerveau)

Soit on dort, soit on est éveillé. Notre vie est rythmée par un cycle du sommeil. Au plan comportemental, le sommeil se caractérise par une faible activité motrice, une moindre réactivité aux stimuli externes, l’adoption d’une posture particulière (allongé, les yeux fermés), et sa grande réversibilité – c’est-à-dire le fait de pouvoir être interrompu relativement facilement – qui le distingue par exemple du coma.

On peut aussi définir le sommeil de façon plus précise, à l’aide de mesures scientifiques. On a ainsi étudié l’activité cérébrale pendant le sommeil grâce à des électrodes posées sur la surface du crâne. Ces électro-encéphalogrammes (EEG) enregistrent les ondes associées à l’activité cérébrale.

Les 3 phases du sommeil

Les tracés obtenus fournissent la principale mesure des différents stades du sommeil. Il n’existe en effet pas un seul sommeil, mais plusieurs, de qualité différente. On distingue deux grands types de sommeil caractérisés par des électro-encéphalogrammes différents : le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Le sommeil lent correspond à des ondes lentes et amples. Au début de la nuit de sommeil, le sujet passe progressivement, en trois stades, d’un sommeil léger à un sommeil profond en 30 à 45 minutes, puis retourne à l’état de sommeil léger en parcourant le cycle à l’envers. Chaque cycle de sommeil lent est scandé par une phase de « sommeil paradoxal ». Dans cet état, tandis que le sujet reste endormi, le tracé de l’électro-encéphalogramme change tout d’un coup pour devenir paradoxalement très semblable à celui d’un sujet éveillé. En phase de sommeil paradoxal, on remarque des mouvements rapides des yeux, alors même que les paupières restent closes et que le sujet est complètement immobile. On estime que le sommeil paradoxal forme au total environ 20% de la durée de sommeil à l’âge adulte.

C’est durant cette phase que l’activité onirique – le rêve – est la plus intense. L’imagerie cérébrale a permis de constater une activité accrue des aires visuelles supérieures et du système limbique, que l’on appelle souvent le « siège des émotions », tandis que le cortex préfrontal, siège du raisonnement demeurait peu sollicité. Ce constat correspond aux principaux ressorts du rêve : des images et émotions échappant au contrôle critique de la raison.


Au cours d’une même nuit, on parcourt plusieurs cycles d’à peu près 90 minutes, le sommeil paradoxal durant de plus en plus longtemps. Trois à cinq cycles de sommeil peuvent ainsi se succéder, suivant la durée de la nuit. Après une très brève période éveil, un autre cycle commence et prend le relais du précédent.




Que se passe-t-il dans le cerveau lorsque l’on dort ?

Longtemps considéré comme un phénomène passif, simple résultat automatique d’une privation d’influx sensoriel, le sommeil apparaît aujourd’hui comme une authentique forme d’activité du cerveau. Divers groupes de neurones interviennent dans les phénomènes du sommeil paradoxal. L’atonie musculaire, caractéristique de cet état, ne s’explique donc pas par un relâchement passif des muscles, mais par le blocage de certains « motoneurones » de la moelle épinière par un inhibiteur relâché sous l’action de neurones du cerveau postérieur.

La régulation du sommeil a des bases neurales, autrement dit, le phénomène s’explique par l’activité d’un réseau complexe de neurones, localisé dans des aires différentes du cerveau. On a ainsi repéré un réseau responsable des ondes lentes, localisé dans le cerveau antérieur. Contrairement à ce que les savants ont longtemps cru, il n’y a donc pas un centre unique du sommeil ou de la veille. Ces phénomènes résultent d’une interaction complexe entre groupes de neurones, répartis au niveau de l’hypothalamus et du tronc cérébral.

Notre organisme produit des substances qui s’accumulent pendant la phase d’éveil et qui nous endorment. L’endormissement et le sommeil, le fait de se sentir fatigué, d’avoir la tête qui tombe et les yeux qui se ferment, cela dépend donc aussi de certaines molécules. Parmi elles, la sérotonine ou certaines petites protéines « hypnogènes » secrétées notamment par l’hypothalamus et capables d’inhiber les neurones du système d’éveil.


Les troubles du sommeil

Avez-vous bien dormi ? Cette question n’est pas anodine. Passer une bonne nuit n’est pas seulement se reposer. Durant notre sommeil, notre cerveau est actif. Il travaille à son bon fonctionnement et à celui de l’ensemble de notre organisme. Ce qui fait que les troubles du sommeil, qui affectent sa durée et sa qualité, sont les causes ou les conséquences de plusieurs pathologies physiques et psychologiques qui concernent diverses spécialités médicales.

Près de 10 % de la population française est insomniaque. A l’inverse, 8 % souffrent de somnolences diurnes excessives avec des conséquences graves car sur les routes, un décès sur 3 est provoqué par un endormissement au volant. De plus, des troubles moteurs ou respiratoires liés au sommeil entraînent des comorbidités, c’est-à-dire plusieurs maladies. Le syndrome d’apnée du sommeil touche 5 à 7 % d’entre nous, surtout après 50 ans et en cas de surpoids. Ces personnes arrêtent de respirer plusieurs fois par nuit, ce qui cause des fatigues persistantes, augmente les risques cardiovasculaires et les dangers d’AVC. Plus de 8 % des français sont victimes du syndrome des jambes sans repos dont 2 % de formes sévères, à 90 % d’origine héréditaire.

La compréhension de ces troubles, notamment l’insomnie, a peu progressé ces dernières années. Est-elle associée à l’anxiété et aux dépressions ? Y-a- t-il une combinaison de prédispositions génétiques et de facteurs déclenchant comme des événements stressants ? Plus de 18 % de nos concitoyens consomment des somnifères ou anxiolytiques. Or une étude récente montre que la prise régulière des plus courants d’entre eux, les benzodiazépines, accroît le risque de développer une maladie d’Alzheimer. Le somnambulisme concerne 17 % des enfants. D’autres troubles comportementaux surviennent pendant le sommeil paradoxal. Ils affectent surtout les plus de 50 ans. Les symptômes sont bruyants, parfois violents. Ils amènent les patients à consulter et sont souvent annonciateurs de la maladie de Parkinson.


Le sommeil, c’est la santé !

Dormir est indispensable au développement et à la maturité cérébrale, et aide à réduire le vieillissement du cerveau. Le sommeil participe à la consolidation de la mémoire et permet au cerveau de se nettoyer des déchets et toxines accumulés au cours de la journée. Il contribue à l’apprentissage et à la gestion des émotions. Un sentiment négatif peut être mémorisé puis expurgé durant la nuit. Au contraire, le manque de sommeil peut avoir des effets néfastes sur nos capacités cognitives : il nuit à notre attention et à notre vigilance, réduit nos capacités à ressentir, à imaginer et à créer, affecte notre humeur et nos émotions, etc. Le manque chronique de sommeil affaiblit les défenses immunitaires et la résistance à la douleur, favorise les troubles anxieux et augmente les risques d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de diabète tardif.


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